De cette nappe inclinée émergent les logements de la résidence de l’ambassadeur et de la chancellerie couronnée d’une coupole. La pente du moucharabieh fausse les perspectives, artifice amplifié par la trame penchée qui divise les fenêtres en arcades au niveau supérieur.

Le bâtiment est contemporain, tout en se référant à la tradition arabe et à l’exigence nationale de sa conservation. Monument d’une institution, il l’affirme, il révèle aussi des qualités de douceur, d’ombre et de lumière, l’intimité d’un palais.
La quasi-totalité du terrain est couverte d’une résille de béton perforée, transposition horizontale du moucharabieh, ce pare soleil ouvragé que la culture arabe tisse devant ses fenêtres.

De cette nappe inclinée émergent les logements de la résidence de l’ambassadeur et de la chancellerie couronnée d’une coupole. La pente du moucharabieh fausse les perspectives, artifice amplifié par la trame penchée qui divise les fenêtres en arcades au niveau supérieur.

Dessous, une colonnade de béton brut, une pénombre qu’éclabousse par touches vives la couleur tombée des vitraux. Au milieu, longitudinalement, la résille s’interrompt, réservant le point de vue spectaculaire sur l’axe principal. Un long bassin accompagne la perspective sur le moucharabieh. l’eau, le clair obscur, la circulation de l’air entretiennent une climatisation naturelle au niveau du sol, tandis que les vitraux hauts des bâtiments sont ciselés, à cru, marbre éclatant de blancheur dans la lumière brûlante.

Client :

Ministère des Affaires Etrangères

Equipe :

Architecturestudio

Surface :

4 600 m²

Coût :

9,4 M€

Statut :

Livré en 1989