Conçue selon la symbolique liturgique et historique de la religion qu’elle abrite, l’Église Notre Dame de l’Arche Alliance s’érige comme un cube parfait protégé par une résille tridimensionnelle.

Le quartier d’Alleray, dans le XVème arrondissement de Paris, a vu son urbanisation profondément modifiée dans les années 1970, particulièrement à proximité de la place Falguière. Le tissu hétérogène mêle quelques fragments haussmanniens à un environnement daté de la modernité, regroupant des blocs de béton, indépendant les uns des autres entre lesquels sillonne un espace public interstitiel.

L’édifice, prévu pour accueillir 450 fidèles, un presbytère et des locaux paroissiaux importants, s’installe sur une emprise foncière très réduite, à quelques pas de la place Falguière. Notre Dame de l’Arche d’Alliance retranscrit dans ce terrain exigu la symbolique de la tradition scripturaire et constructive dans une écriture contemporaine.
L’Église opère à une transformation de la modernité du quartier. Elle émerge de son contexte sous la forme d’un cube parfait, et repose sur douze piliers qui figurent les douze tribus d’Israël et les douze apôtres. Géométrie parfaite, détachée de toute contingence, stable, et dont l’égalité des faces et des arêtes renvoient à l’un, à l’absolu, le cube ne privilégie aucune direction. Le plan de l’église dessine une croix grecque à quatre branches égales, en référence à celui des plus antiques églises d’Orient. Historiquement, l’Arche d’Alliance renfermait, dans un coffre en bois d’acacia plaqué d’or, les Tables de Loi données par Dieu à Moïse au Sinaï. L’ouvrage apparaît donc comme une boîte à l’intérieur d’une résille métallique tridimensionnelle, qui configure les trois volumes de l’édifice : le clocher, le portail et l’église. Elle sert de transition entre l’espace urbain et le sanctuaire, grâce à la libre circulation de l’air et la transparence qu’elle apporte. « L’espace met ici en relation silencieuse notre solitude privée et l’appel à rejoindre cette cohérence des formes qui nous égalise » (F. Boyer). Les vitraux, représentant à droite David dansant autour de l’Arche d’Alliance, et à gauche la scène de la Visitation de Marie à Elisabeth, sont l’œuvre de Martial Raysse, et ont été réalisés par le maître verrier Jean Dominique Fleury.

  • Client : Association Diocésaine de Paris (en)
  • Équipe : architecturestudio, Noble Ingénierie, Seca Structure, Acoustique Vivie & Associés, L’observatoire ennn
  • Programme : Église, presbytère et locaux paroissiaux
  • Année : 2010
  • Surface : 1 600 m²
  • Coût : 3 200 000 €
  • Statut : Livré en 1998

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